La traduction est un travail qui consiste à transcrire un document dans une langue étrangère. En ce qui concerne les documents internationaux, une traduction simple ne peut pas suffire. Dans certains cas, il faut avoir un document traduit certifié. Pour en savoir plus sur les enjeux de ce type de document, prenez le temps de lire cet article.

Quelle est la différence entre une traduction certifiée et une traduction simple ?

Généralement, tout document peut faire l’objet d’une traduction simple. Il peut s’agir d’un certificat, d’une lettre, d’un diplôme… Une traduction simple ne nécessite pas des compétences particulières. Toute personne ayant une connaissance approfondie dans les langues étrangères peut s’y mettre.

Cependant, une traduction certifiée se distingue par sa conformité. En effet, elle comporte un certificat et un sceau qui attestent qu’elle est exacte et que le document a été traduit dans de bonnes conditions. D’ailleurs, dans certains cas, il se peut que les documents traduits certifiés comportent une valeur légale et assortis d’une responsabilité professionnelle. Ainsi, si vous voulez savoir comment obtenir la mention certifié conforme, vous pouvez consulter une agence spécialisée.

Quel est le processus à suivre pour obtenir une traduction certifiée ?

Pour des documents officiels, certains pays et organismes exigent que la traduction se fasse à partir du document original. Une traduction à partir d’une copie de l’original ne peut donc être acceptée. Ceci est une obligation surtout s’il s‘agit d’une traduction de contrat, d’une traduction juridique, d’une traduction financière… Ainsi, n’hésitez pas à remettre le document original au traducteur. Cependant, il existe certains pays et organismes qui acceptent la certification à partir d’une copie. Toutefois, il est plus prudent de demander à l’autorité qui exige la traduction si celle-ci peut être réalisée à partir d’une copie de l’original ou non.

Une fois que vous avez remis le document original au traducteur, il peut commencer la traduction.

Dans ce cas, il procède à la traduction des textes ainsi qu’à la reproduction de la mise en page du document original. Dans le cas où il y a des contextes culturels, il faut que le professionnel les traduise dans un sens plus clair et plus compréhensif pour les 2 parties.

Pour la mise en page, il faut respecter les champs, les bordures, les lignes, l’espacement, etc. Il faut que les deux documents soient identiques et ne présentent aucune différence. Dans certains cas, le traducteur peut utiliser un programme graphique qui permet de copier les éléments visuels du document original, dans les sceaux et les logos.

Une fois la traduction et la mise en page réalisées, l’expert procède ensuite à la certification du document. À travers cette étape, le traducteur appose un certificat, un sceau et une signature. Pour les documents de plusieurs pages, chaque page et chaque feuille doivent être numérotées, signées et estampillées. Pour reconnaitre qu’un document traduit est bien certifié, il faut qu’il comporte certaines mentions, dont le nom du traducteur, sa certification et son affiliation, la mention du document traduit, la langue d’origine, le nombre de pages, l’endroit et la date, la signature ainsi que le titre.

Sachez qu’une fois terminée et envoyée par courrier, la traduction certifiée ne pourra plus être modifiée. Seul le traducteur assermenté peut changer sa traduction. Il conserve la version numérique du document afin de pouvoir la modifier et l’imprimer de nouveau.

Par ailleurs, en ce qui concerne la révision de la traduction certifiée, elle doit être faite par un autre traducteur ou réviseur. La révision est primordiale du fait de la nature officielle des documents. Cette tâche consiste à vérifier les fautes d’orthographe, la nature légale, la constance et la lisibilité du texte traduit. Pour les mots qui exigent plus de clarification, le traducteur doit les mentionner dans les « notes du traducteur ».

Pour certains documents officiels, il est nécessaire que la traduction certifiée soit aussi légalisée. Cela concerne surtout les documents traduits certifiés à utiliser à l’étranger. Ainsi, la légalisation de la signature du traducteur assermenté sur l’original et le document traduit doit être faite par un notaire, une chambre de commerce ou de l’industrie ou la mairie du domicile du traducteur assermenté.

Sachez que toutes ces étapes exigent une certaine patience, car elles prennent du temps. Alors, il est conseillé de commencer les différentes démarches le plus tôt possible.

À qui faire appel pour faire une traduction certifiée ?

Vous recherchez un traducteur professionnel capable de certifier vos documents ? Vous tomberez sûrement sur de nombreuses agences de traduction. Cependant, pour ne pas tomber sur un traducteur incompétent, il faut vérifier certains critères de sélection.

Ainsi, le premier point que vous devez considérer est le parcours du traducteur. Assurez-vous qu’il a suivi une formation et qu’il a eu son diplôme. Une certaine expérience en traduction certifiée est aussi un vrai plus. De ce fait, il pourra maîtriser tous les termes et les différentes procédures à suivre. Vous pouvez aussi vous baser sur le nombre d’années d’expérience de l’agence de traduction que vous connaissez ou que vous aurez trouvé.

Avant de lui confier votre document, vous devez aussi demander s’il est disponible. Par conséquent, vous pouvez obtenir votre document traduit certifié dans les plus brefs délais.

En outre, n’oubliez pas de jeter un œil sur les commentaires clients ! Dans ce cas, vous pouvez avoir une idée sur la qualité de ses services.

Qu’est-ce que c’est la traduction juridique ?

Il existe différents types de traductions spécialisées : juridique, financière… Parmi les plus importantes, la traduction juridique exige une certaine rigueur du fait de son importance. En effet, il faut s’assurer de la correspondance terminologique entre 2 systèmes juridiques différents pour ne pas modifier la portée du document. Le traducteur doit donc utiliser des termes précis. Et pour cela, il doit avoir une connaissance approfondie aussi bien en traduction qu’en matière juridique.

Les documents juridiques qui peuvent être traduits sont les assignations, les jugements, les contrats, les statuts, les pactes d’actionnaires, les actes d’état civil, les actes administratifs, les brevets et les documents certifiés conformes. Dans ce cas, l’expert effectue une traduction assermentée avec une mention traduction certifiée conforme.